mercredi 6 janvier 2010

Raid des pieds gelés 2010





20 coureurs ont participé au 7ème Raid Des Pieds Gelés organisé par les Speederien de Plouenan .Raid qui a toujours lieu le 1er dimanche de l’année pour une distance environ 50 km avec l’arrivée à Plouenan.
Cette année le départ avait lieu à la maison des dunes à Kerema a 7h,quitté sous quelques flocons de neige.Après un passage à Treflez ,cap au sud vers la vallée de la fléche qui passe sous Lanouarneau et qui va vers St Derrien.Vallée que nous avons quitté avant St Derrien pour remonter vers le château de Kerjean,26ème km et lieu du ravitaillement.
Puis départ plein Est face au vent(un peu frais !)en direction du château de keruzoret en Plouvorn ,38ème km.
Ensuite dernière partie en suivant la vallée de l’Horn qu’on quitte un peu avant Plouenan pour finir a travers champs (de choux),soit 47 km.
Après la douche et le pot d’arrivée tout le monde s’est retrouvé au « Chemin de traverse » pour le traditionnel repas d’après raid
Merci à tous les participants d’avoir apporté leur plaisir de courir et leur bonne humeur et Merci aussi à tous ceux qui ont donné un coup de main pour que la journée se passe bien
Vive les pieds gelés et vivement le prochain le (a la demande générale) 02/01/11,oups !!!!!!
Bonne Année de course à pieds à tous.
Ariel & Mel

jeudi 24 décembre 2009

Santa Run



dimanche 20 décembre 2009

Quelques photos de l'arrivée Moncontour 2009


 




















vendredi 18 décembre 2009

Trail de moncontour

Vous prenez une petite ville de caractère avec de jolies rues pavées,

                Merci a Alain Cheron pour les photos
vous la placez au milieu d'un endroit vallonné et boisé avec quelques cours d'eau,vous arrosez le tout furieusement pendant quelques semaines.La dessus une brochette de gentil organisateur  trace un joli parcours de 52km qui fait des zigs et des zags et des flic et des floc


Alain Cheron(c)2009

Puis a 6h30 de matin vous lâchez une bande de trailers sous des trombes d'eau et dans la tempête,vous les récupérez quelques heures plus tard,boueux,fatigués mais heureux.Bienvenue chez les costauds,vous êtes au Menestrail.


 Alain Cheron(c)2009


 Week-end  humide donc sur Moncontour,abordé de manière agréable le samedi avec l'équipe de courir a l'infini avec qui on loue le chalet pour la nuit d'avant trail.

Passage chez Jean Yves à St Volon pour l'apéro puis Pizza ou pâtes pour toute la troupe à Pledran.
 6h tous le monde va au départ,sauf Mel qui courre le 28km,c'est le déluge ça donne envie de retourner au lit!!!!

Heureusement la météo arrange avec le lever du jour,on aura même du soleil vers la fin.

 Je fait toute la course avec Jean yves,passé la mi course les jambes commencent a être lourdes,le parcours est exigeant et demande d'être a 100% pour bien gérer.On fini quand même l'affaire sagement en 7h50...



 Alain Cheron(c)2009

Le rideau tombe sur une année bien chargée,il est temps de lever le pieds et de se reposer....Pour les pieds gelés le 3 janvier!!!





mercredi 18 novembre 2009

Sur les traces du loup ultra trail 92 km


  Foto'z Link


Il y a des parcours qui marque la mémoire dans la vie d'un coureur et celui la en fait partie!!!

Faisant partie de la quarantaine de privilégié inscrit pour aller défier le loup sur ses terres,j'arrive le vendredi soir à Sizun sous des trombes d'eau. Avec Jean Yves on est trempés rien qu'en transportant nos affaires dans la salle!!!

Il y a déjà pas mal de coureur qui dorment un peu partout dans le gymnase,on récupère nos badge et puis dodo après un petit punch offert par Gégé (Gauthier) 'Est ce bien raisonnable!'

Je n'ai pas sommeil, j'ai prévu le coup et je suis a jour de repos.1H20 réveil!!! Le petit dej est bien fourni,c'est pas évident d'avoir de l'appétit a cette heure la, mais il faut bien mettre du carburant dans la machine .Le temps file et je n'ai pas le temps de dire bonjour a tous les coureurs que je connais ,c'est l'heure du briefing, les visages sont tendus, il ne pleut plus mais la tempête fait rage et chacun se demande a quelle sauce il va se faire manger par le loup!!! 





 Puis a 3H un car nous envoie au départ. L'organisation est au mm,tout est nickel! A 3H50 Virginie Govignon nous libère après quelques encouragements. Musique et haie de flambeaux nous guide pour les premiers métres et puis ça y est c'est a nous de jouer......  

La pluie ayant eu la bonne idée de s'arrêter et bien a l'abri du vent dans les sous bois,les premiers 23 km jusqu'aux éoliennes de Pleyber-Christ sont bien agréables, les yeux de chats sont faciles a suivre, d'autant que je connais les chemins que l'on emprunte, pour m'y être souvent entrainé. 

Seul souci, pas de traces de Jean-Yves. Je suis parti de derrière, j'ai remonté quelques coureurs, mais je ne vois pas le loustic dans le coin,c'est dommage, j'aurais aimé faire un bout de route avec lui....(Au raid du golfe et à l'utmb il m'a mis 3 h dans la vue). 

Pour l'instant je fait route avec Eric et Bruno leurs allures me va bien, je fais attention a ne pas accélérer.


Au ravito Mel me dit que Jean Yves n'est pas passé, je ne comprend pas ou je suis passé devant ,mais je ne m'inquiète pas, il me rattrapera surement. J'ai ce qu'il faut en eau donc l'arrêt est court!




  Deuxième tronçon ,maintenant nous sommes plus exposés au vent, je chemine maintenant avec Pascal pendant un bon moment, mais je sais que même si tout va bien, il ne faut pas que je le suive trop longtemps,.. je risque de me griller.

Passé le hameau de Mengleuz au petit jour, je me retrouve seul, ça sera comme ça pour la majeur partie du chemin qu'il reste a faire.

 J'attaque la montée vers le Roch Tredudon et la commence le trail aquatique! Au début c'est frais et puis on s'habitue....Je me demande comment les pieds vont réagir, je n'ai jamais fait une telle distance avec les pieds mouillés.


En tournant à l'épingle a cheveux qui va vers le col de Tredudon, je vois venir vers moi une poignée de coureur qui a fait un tous droit, et ce sont rallongé la route d'un km ou deux.......Il y a la Bruno, Thierry et quelques autres, il sont bien énervés et me laissent sur place. 


Rester debout, trouver des appuis et lutter contre le vent sans tomber dans l'eau devient le mode de progression, malgré tout j'apprécie d'être là, je n'ai pas froid et le paysage est magnifique.

Je salue le Speederien Raymond qui fait la sécu au col, Speederien Marcel est parti déposer un coureur à Sizun .Merci a eux et a tous les autres qui ont assuré la sécurité des coureurs.


Le bruit du vent dans l'antenne des telecom est impressionnant, ça en rajoute a l'ambiance "fin du monde"...Puis c'est la plongée vers Botmeur, la mi-parcours. 


Botmeur, le sourire ,la gentillesse et les encouragements des bénévoles font oublier la fatigue et l'inconfort de l'abribus!!! On va rentrer dans le vif du sujet, la course commence là et il ne faut pas rater ce ravitaillement, d'abord le plein d'eau (j'en ai bu que 1 litre depuis le départ) je prend 2 l comme ça je serais tranquille jusqu'à l'arrivée. Et la je perd du temps a faire un truc dont je sais qu'il est inutile, mais je le fais quand même, je change de chaussettes!!!!! Elles resteront sèches 1/4 h!!!!!!


Flic!floc! flic! floc!,l'approche vers le Mt St Michel se passe bien ,face au vent, mais toujours sans pluie, c'est appréciable, traversé de la départementale et toujours des bénévoles au bon endroit et avec des encouragements qui font plaisirs! 

Je m'aperçois que la montée se fera avec le vent de 3/4 arrière,ca simplifie un peu la tâche! Par contre au sommet vent de face pour basculer dans la descente!!!Plié en deux pour resister aux rafales, c'est pas le moment de faire du tourisme....

Concentration maximum pour la descente, recherche de la bonne trajectoire, du bon appuis tous en surveillant le balisage, il y a de quoi faire et les km défilent en courant de ruisseau en cascade........Petit coup de mou après le passage du Menez Kador, pas de panique, un gel et une compote et les affaires reprennent après 5 mn de récup.





La descente vers le lac du Drennec sur des chemins '"civilisés" et le tour se déroule nickel, le GPS indique entre 10 et11km/h, je n'ai pas l'impression de forcer pourvu que ça dure! 

J'arrive au ravito après 8h30 de course soit 8km/h de moyenne,1/2h de moins que mes prévisions les plus optimistes! J'ai le plaisir de retrouver Mel qui m'annonce que je suis cinquième, ça fait bizarre.....et ça motive pour la suite. Je demande depuis combien de temps Pascal (Uguen) est passé. mais ils ne l'ont pas encore vu, il me dira plus tard qu'il s'est perdu pour la énième fois de la journée après le Mont St Michel.Je suis désolé de passer devant lui de cette manière(mais d'un autre coté c'est la seule possible pour moi...lol!!!)

....Bon ben on papote  mais faut y aller, un coca et un petit casse-croute et c'est repartie pour le dernier tronçon.


Je commence a me voir dans la peau d'un finisher, les jambes et la tête vont bien,donc il n'y a plus qu'a continuer et apprécier. La montée vers St Cadou dans les sous bois se passe bien jusqu'au moment ou je ne voie plus de ru-balise..... dans le doute j'insiste, je cherche des marque partout, je commence a parler aux arbres, pas toujours gentiment d'ailleurs....,je n'ai pas envie de redescendre tout le chemin que je viens de faire,et miracle je retombe sur le balisage! J'ai eu chaud je m'en sort bien mais il va valoir redoubler de vigilance,c'est dans le coin que Thierry Caer s'est planté et a finalement abandonné, il aurait du finir largement devant moi.

Aprés St Cadou ça monte encore et j'arrive sur ce qui sera un des passages le plus dur, un chemin creux transformé en rivière. Je ne sais pas sur quelle distance on patauge  mais c'est long et froid, comme on ne peut pas courir la dedans, j'en profite pour manger un bout de pain d'épice ,moins vigilant, je glisse et je fini a trois patte dans l'eau (la quatrième est en l'air pour sauver le pain d'épice!!!). Il est temps de pouvoir recourir pour se réchauffer.

Photo;Airv(c)2009

Je vois le clocher de Sizun apparaitre au loin ça devient bon, pourtant on est pas au bon des difficultés,je m'arrête quelques minutes sous des buissons pour laisser passer un gros grain,ça sera le seul vraiment gênant de toute la journée,de ce coté là j'ai eu de la chance.   

Un bout de route plus tard on arrive dans ce qui sera le bouquet final, avantage indéniable aux traileurs croisés grenouilles; Il faut des cuisses d'acier et des pieds palmés pour bien négocier les derniers ribines sortis de la quatrième dimension par les trailers de Sizun. Mais Gwen qui accueille d'un grand sourire les survivants a la sortie du boyau, me redonne la pèche pour les derniers mètres.

Ça y est la salle est là,émotion des grand jours quand je passe la ligne sous les bravo(4ème),comment remercier tout les gens qui se sont décarcassé pour que ce trail soit parfait,les mots me manquent,le parcours est exceptionnel et exigeant,mais mazette,pourvu que ça recommence!!!!


Bravo aussi a tout les participants finisher ou pas, fallait oser le défier ce sacré loup!!!!   



mardi 10 novembre 2009

St Pol- Morlaix 2009

Quelques photos ICI 
Il y a plusieurs séries sur la page
faites marcher la roulette !!



jeudi 17 septembre 2009

l'UTMB 2009

Quelques Photos ICI

Et voila, c’est fait!
Huit mois pour le rêver, le craindre et s’entraîner et ça y est objectif atteint.

Retour en arrière. Après deux semaines de séjour en famille dans la petite station de Combelouvière, à 1300m sur les hauteurs de moutiers, on profitera d’un temps magnifique pour faire de superbes ballades qui me permettrons de prendre la mesure de ce que représente un dénivelé + de 9404m!


Après une séance de rafting le jeudi 27 (est ce bien raisonnable….on se baigne dans l’eau a 8°) le vendredi 28 nous rejoignons notre hébergement du w.e, puis Chamonix, ...il est déjà midi le compte a rebours vient de commencer pour de bon.


Sur la place du marché et sous la masse impressionnante du mont blanc, se tient le rêve du trailer et le cauchemar du portefeuille; le salon du trail!!!

Pas de queue a la remise des dossards ,marquage du sac, pose de la puce au poignet sont effectue en deux temps trois mouvements.




Il est temps de retrouver Jean Yves et Gégé dans l’appart idéalement placé, et dont il me feront profiter comme camp de base pour le w.e.(Merci milles fois à eux).




Dépôt des sacs pour Courmayeur, repas pasta, préparation finale des sacs et des bonhommes, il est déjà 18h!!! Quand nous quittons l’appart pour la ligne de départ….la course a déjà commencé. Dans le rush les embrassades d’au revoir avec Mel et les enfants sont écourtés, on se reverra sur la ligne d’arrivée…Ca fait pas mal de monde dans le bourg!!! Qu’Est-ce que ça va donner quand tout ça va se mettre a courir…….. Quelques discours, un coup de musique, le compte a rebours repris par la foule (il faut reconnaître que ça met la pression) et tagada c’est parti.

Ca commence par une grosse cavalcade a 11-12 km/h ou il est hors de question de lever le pied sous peine de se faire écraser par la meute qui est a nos talons. Les houches sont avalés vite fait, on attaque la montée vers la charme et ça dégaine les bâtons de partout, il va falloir faire attention a ne pas se faire embrocher, surtout qu’il y a de l’électricité dans l’air, la course ne s’est pas encore stabilisée, et il y des coureurs qui dépassent dans tout les sens, aux risques d’acrobaties insensés !

Et ça ne s’arrange pas dans la descente vers St Gervais,les frontales sont sorties et la joyeuses cohue continue….

21 H40 l’heure du souper , St Gervais nous réserve un super accueil, il y a énormément de monde sur les abords du ravitaillement, quelle ambiance, c’est la fête!!! Deux minutes d’arrêt et c’est reparti, le rythme c’est stabilisé, j’arrive enfin a me concentrer sur mon allure et sur les prochaines bosses à monter.

Belle nuit ou le ciel se découvre de temps en temps et laisse voir le plafond étoilé, par contre pas de mont blanc visible, on attendra le jour…le col du bonhomme 2329m et le refuge 2433m sont accrochés au tableau de chasse, puis descente vers Les Chapieux qui est atteint a 4h. Tout va bien, bonne pause casse croûte de 20mn. L’Italie est à 10km et 1000m d+.Un bénévole annonce : vous serez la haut au petit matin.

Effectivement a 6h 37 je pointe au col de la Seigne mais là changement d’ambiance, nous sommes dans les nuages et le vent souffle fort, la température ressentie ne doit pas être loin de zéro. J'enfile tout les vêtements qui sont dans le sac (t-shirt, manchettes, gants, micro polaire manche longue, buff, casquette et corsaire) je comprend mieux pourquoi l’organisation insiste tellement sur les tenues a prendre, les écart de température sont impressionnant!

Dans ces conditions la pause au lac Combal (soupe bien chaude) fait du bien, mais c’est situé dans un couloir de vent qui ne donne pas vraiment envie de s’attarder! Je suis tellement pressé de repartir que j’en oublie mes bâtons!! ..Bilan 500m de rab!

Viens ensuite un beau passage en pente douce vers le col chécrouit(pain fromage,coca)deux heures après avoir quitté le lac combal il fait 20° de plus. Et 10° de plus encore dans la descente vertigineuse vers Courmayeur ,ça explose les cuisses et il y a une poussière terrible,mais la proximité de la mi course donne des ailes et a 10h15 après 15h45 de course Courmayeur est atteint. Bilan: Plutôt bon;pas de douleurs ,pieds nickel,un peu de fatigue mais raisonnable!.

1h30 d’arrêt dont 30mn de sieste et c’est le départ a 11h42 vers les refuges Bertone,Bonatti puis Elena et le grand col Ferret point culminant de l’utmb à 2537m, 1400m d+ pour 21 km,le tout sous le soleil,ça va être chaud!!

Et effectivement,après une heure de montée,c’est le gros coup de pompe,plus de jus,j’arrive à Bertone en mode éco,trois heures pour cinq bornes même si ça monte c’est pas top! Au refuge le ravito est sympa,mais pas grand choses me tente donc je repart assez vite,ça va mieux et les 7 km vers bonnatti ça monte toujours) sont fait en 2h20.Dans c’est moment là le doute s’insinue et on se pose les questions cruciale,Est-ce que j’arriverai au bout? Est que ce n’est pas trop pour moi?Bref le moral dans le chaussettes quoi!

Heureusement la transition vers le Grand Col Ferret permet de se refaire une santé et comme physiquement tout va bien ,ça permet d’attaquer le col dans de bonnes dispositions. Malgré les nombreux coureurs il est difficile de discuter avec les voisins,on attendra plus tard pour les relations humaines!!!Comme le téléphone ne passe pas en Italie,avoir un contact avec la famille me manque,pas de nouvelles non plus de Gégé ou Jean-Yves.

J’attaque la montée a 16h18,pas de vent ,température douce. deux heures plus tard en haut le vent souffle en tempête et lève des nuages de poussière et la température a chuté,ça caille dur dans les nuages!!!

La Fouly,sympathique village avec de superbe granges en bois est traversé a la tombée de la nuit et la montée vers Champex-lacs(et oui montée!,chez nous les lacs sont en bas!!!!!) est faites en suivant un groupe de coureurs ou règne une bonne ambiance. L’arrêt à Champex-lacs se presente bien l’ambiance est énorme,c’est samedi soir 23h30 et c’est la fête à l‘extérieur, par contre changement d’ambiance sous le barnum du ravitaillement qui est rempli de coureurs et la fatigue se voit sur les visages. J’en vois qui rendent leurs dossards,je me sens désolé pour eux,j’apprendrais a l’arrivée que c’est là que Gégé a coincé.

45mn plus tard(une soupe,un coca,un yaourt dans le ventre,un coureur qui tombe dans les vapes sur mes genoux,il a d’ailleurs failli renverser mon bol ce malappris!moi quand je tombe dans le gaz comme au raid du golfe ,je fait ça gentiment sans gêner personne!!!! )piles neuves en place,au charbon pour la deuxième nuit.

Et du charbon il en faut un paquet pour monter Bovine!2h45 pour monter les 704m d+ sur 11km,dur portion avec de gros blocs de pierre a escalader et ou il faut chercher sans cesse la bonne trajectoire,la nuit la tache n’est pas simple mais ça passe. La descente vers Trient passe toute seule ,je papote pendant un bon moment avec un écossais fort sympa.

Je commence a doubler du monde régulièrement et quand je regarde le road book le moral monte en même temps que la distance restante diminue. La marge sur les barrières reste correcte et je commence a me voir dans la peau d’un finisher…

Avant dernière montée,Catogne, 780m d+ en 5km….et c’est un Belge dont j’emboîte le pas dès le début de l’ascension qui va me donner une leçon d’efficacité en côte!!!!Sur un rythme lent mais très régulier,avec de grands pas tout en puissances et en s’aidant avec les bâtons,on monte régulièrement et le cœur lui ne monte pas dans les tours. Et tranquillement mais sûrement on passe d’autres trailers qui stoppent pour souffler.

Pour la première fois depuis le début je ne regarde pas le gps tout les cinq mn pour contrôler l’altitude. En 1h45 on est en haut,tout juste si je ne trouve pas ça trop court!!!!!!Merci Ignace! Malheureusement,il n’aime pas trop descendre et on se perd de vu j’aurai pas l’occasion de le remercier de vive voix.

Le jour s’est levé,la journée s’annonce belle,à 2000m il y a de la gelée blanche,le moral est au beau fixe,je fais une agréable descente vers Vallorcine,dernier arrêt avant le casse-croûte final,La Téte AuxVents ,875 d+ en 7.5 km.

Le téléphone passe enfin,malheureusement un essai et la batterie est a plat,c’est ennuyeux je voudrais tellement que Mel et les enfants soit là à l’arrivée!A Vallorcine un bénévole me prêtera son téléphone,c’est vraiment chouette tout au long de la course l’accueil des gens a été extraordinaire,avec toujours des encouragements et en faisant tout pour nous aider.

Vallorcine,pour une fois je fait un arrêt express,8mn!!!Le temps d’avaler le booster final:coca,pain d’épices.

Il reste 18 km et j’ai une pèche d’enfer et je m’oblige a marcher sur le long faux plat qui précède la montée,Jean-Yves m’a prévenu :garde du jus pour la fin,la dernière côte est terrible!!!

Ça y est,j'attaque la montée, mise en application de la méthode Belge,posément mais régulièrement en poussant sur les bâtons(les mains commencent a chauffer!)

Et ça marche, sous le soleil qui se met a bien chauffer, je commence a compter les concurrents que je dépasse, je perd le compte et c’est en tapant ce C.R. que je vérifie, 97 dépassés entre le ravito et le sommet!!!!C’est pas très modeste mais qu’est que c’est agréable!!!

La descente finale est un régal, je ne sait pas d’où vient cette énergie, j’ai l’impression que je vient d’attaquer l’entraînement du dimanche matin, j’ai beau me dire ne va pas te blesser maintenant ça serai vraiment stupide, pris par l’élan je double encore 95 dossards. Ça fera 192 en 18 km ça marque! Alors que l’objectif est juste de finir et d’apprécier la ballade sans s’inquiéter du temps mis pour faire le tour, mon coté compétiteur reprend le dessus et c’est un plaisir de finir fort.
Quand je relis mes autres C.R. je me rends compte qu'a chaque fois,je fais un bon final.Sans doute de mauvais souvenirs de courses mal finis,qui me font opter pour des départs prudents plutôt que de risquer le crash pour un hypothétique meilleur temps final.

Les derniers mètres dans Chamonix sont inoubliables, Mel et les enfants m’attendent à l’entrée de la ville et nous effectuons les derniers ensemble, il est midi, il y a foule au abord de l’arrivée et tout a coup ça y est c’est fini!!!!!!




Après 41h29 et la 719 ème place,la boucle est complète, il restera des images magnifiques du Mont blanc, majestueux, qui tout au long du parcours est comme un phare (c’est le bretons qui cause!) qui veille sur la course et la sensation indescriptible de faire un truc hors du commun (ou je vais chercher ça?)

Après le pot et le repas du dimanche soir avec les amis bretons ,Gégé, Jean-Yves et les coureurs à l’infini, un autre marathon nous attends Lundi:le retour à la maison, aie!aie!aie! Qui a eu l’idée de construire la montagne si loin de la Bretagne!!!!!Mais bon ça valait le coup de faire le déplacement….
 

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